Cie Mona Lisa Klaxon
Le Théâtre du Vécu

Le Théâtre du Vécu

« En tant que médecin, nous ne savons pas lire le langage des patients. Mais vous, les artistes qui travaillez avec le vécu des gens, vous pourriez nous aider ».

– Professeur Assal –

Un atelier autour de l’expression du vécu pour la prise en charge de la maladie chronique proposé aux patients, à leurs familles (et aidants) et aux soignants dans une perspective d’éducation thérapeutique. Il repose sur un principe consistant à installer les participants dans un processus : écrire d’un texte, le mettre en scène, et devenir le spectateur de son vécu dans une représentation théâtrale jouée par des acteurs professionnels à partir de ce texte.

L’art permet de regarder la réalité autrement. Le rôle de l’art est de favoriser le transfert entre la perte ou la souffrance réelle et la réalité théâtrale celle qui est plus accessible, parce que mise en scène et jouée. Il s’agit d’un processus métaphorique qui permet de parler de la douleur, de la perte, de regarder la réalité en face avec une certaine distance qui rend la souffrance tolérable.

En 2002, Jean-Philippe Assal, médecin et Marcos Malavia, metteur en scène, ont élaboré « LE THÉÂTRE DU VÉCU » dans le but de permettre aux patients, d’exprimer leur vécu et de partager leurs expériences de vie par l’écriture et la mise en scène.

Depuis, des centaines de participants ont pris part à ce processus de création : patients atteints de maladies chroniques (diabète, obésité, insuffisance rénale, maladies cardio-vasculaires, cancer, anorexie, dépression) et les soignants ou les humanitaires qui les accompagnent.

Depuis 2010, sous l’impulsion du Professeur André Grimaldi, ce théâtre est invité chaque mois dans l’Unité d’Éducation Thérapeutique du Service de Diabétologie-Métabolisme à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris Salpetrière puis depuis 2015 par le RoFSED à l’Hôpital Necker.


TEMOIGNAGES DE PARTICIPANTS DU THEATRE DU VECU

« Très touchant, intéressant et libérateur. Faire passer de l’autre côté de l’histoire un bout de sa vie, surmonter cet épisode, être plus fort que ce que l’on pense. De voir les autres patients, de voir les acteurs le faire cet épisode-là de ma vie. Ce n’est pas si facile et je suis encore là ! »

Michel

« Quand on voit les acteurs vivre notre histoire c’est libérateur. J’ai grandi et je suis devenue une maman de tous mes enfants et pas que de l’enfant qui a la drépanocytose. C’est un soulagement pour moi et ma fille. Je le referai. Je ne pensais pas que j’avais autant de douleur. Tout ce ressenti a été libérateur. »

Anne-Marie

« J’ai essoré mes tripes » de voir l’histoire, d’être spectateur de mon histoire ! Après je me dis que les gens peuvent comprendre et j’ose parler de la maladie de mon fils. Ça m’a donné de l’aisance pour parler de la maladie et parler du dépistage et aussi j’ai rencontré d’autres personnes.

Yvette